La naissance d’un bébé entraîne des bouleversements émotionnels plus ou moins marqués. Saviez-vous que le baby blues touche 80 % des femmes ? Quant à la dépression post-natale, 10 à 15 % des mamans sont concernées, selon une étude menée par L’INSERM. Voici de précieuses informations qui vous aideront à comprendre le syndrome post-natal et baby blues , à les anticiper et à les gérer si vous êtes concernée.
Les pleurs, pour environ 60 % d’entre nous, sont provoqués par l’anxiété et la fatigue avec l’arrivée du bébé. Puis, les troubles de l’humeur qui sont caractérisés par l’alternance de sentiments d’euphorie et de dépression, de pleurs et de rires. Mais le fait de devenir mère provoque parfois un trouble de la personnalité qui se manifeste par le syndrome post-natal et baby blues. Et oui, même après 9 mois de grossesse, être maman devient vraiment concret à la naissance ! Aussi, s’adapter à son corps et à la présence du bébé provoque des moments de doutes, de manque de confiance. Peuvent survenir l’anxiété et le manque de sommeil, engendrés par les réveils nocturnes.
Même si les symptômes sont les mêmes, la durée et l’intensité déterminent leur différence.
La plupart du temps, après les quelques jours passés à la maternité et rentrée à la maison, vous pouvez observer un retour à la normale. En revanche, si ces manifestations perdurent plus de 4 à 6 semaines et que ce déséquilibre s’installe, une prise en charge médicale est conseillée.
On doute quant à notre capacité à s’occuper du bébé et on s’inquiète face aux nouvelles responsabilités. Mais les rythmes du bébé provoquent aussi une grande fatigue. C’est pourquoi, un entourage peu ou pas présent pour assurer notre soutien physique et moral accentue notre état. Il arrive également qu’un trouble lié à notre propre enfance resurgisse à l’arrivée du bébé et perturbe cet heureux évènement. Un accouchement difficile peut aussi entraîner une période de syndrome post-natal et baby blues.
Une alimentation riche en apports nutritionnels et exempte d’éléments toxiques participe au fonctionnement du système hormonal et soutien son équilibre. Une assiette garnie d’aliments sains influence l’équilibre physique, et mental ! D’où l’importance de bien s’alimenter.
Pour cela, adopter un régime à base de fruits, légumes, poissons et céréales complètes diminue le risque du syndrome post-natal. La doula Fardati de Gleebaby, rappelle que « les apports en zinc et en iode agissent sur la régulation des hormones, alors que les acides gras essentiels préviennent des dépressions post-partum ». L’accompagnatrice de la femme enceinte et allaitante insiste sur une alimentation chaude, agrémentée d’épices, pour stimuler la digestion et réconforter la maman.
Découvrez également notre article sur comment bien vivre son post-partum.
Questionner son désir d’enfant en amont de la conception implique de retracer sa propre histoire. Cela évite d’entretenir des attentes envers son enfant et soi-même en tant que mère. Soigner son passé et faire la paix avec sa famille constitue un tremplin vers une grossesse épanouie et une parentalité positive. C’est dans cette phase de préconception que prend racine le projet de famille. Faire le point sur la solidité du lien, ses sentiments et le degré d’altruisme est trop souvent oublié.
Pourtant, cela s’avère important dès les premiers moments avec votre enfant, à la naissance. Votre couple doit se sentir prêt pour résoudre les situations difficiles dans l’amour, le calme et la bienveillance. En effet, les femmes qui ressentent une dépression en période post-partum rapportent ne pas avoir vécu une grossesse épanouissante, selon Hervé Tissot dans l’ouvrage « La psychiatrie de l’enfant ».
Informez votre conjoint ou votre famille de vos états d’âme ! Ne vous sentez pas abusive de demander de l’aide à votre entourage proche. Dites-leur que vous avez besoin de temps pour vous, que ce soit pour l’organisation et la préparation des repas, faites appel à eux. Il est primordial pour vous de trouver du temps pour prendre soin de vous : sortie en plein air, reprise de vos loisirs, week-end détente, etc.
Si les symptômes persistent au-delà de deux semaines, demandez un soutien médical. Une thérapie peut être intéressante pour débusquer l’élément perturbateur et retrouver l’équilibre. En effet, Aurélia Lancione, psychologue accompagnatrice post-partum, met l’accent sur la « matrescence », la naissance de la maman lorsqu’elle met au monde son bébé. Chacun est différent face à cet évènement et pouvoir échanger avec une spécialiste dans le domaine se révèle un atout pour passer le cap.
Pour Isa René de Cotret, acupunctrice, « seulement quelques séances d’acupuncture peuvent faire une immense différence dans la qualité de vie de la nouvelle maman » ! Et comme Isa René, de nombreux thérapeutes peuvent vous accompagner vers la sortie d’un syndrome post-natal et baby blues. Nous avons à cœur de vous faire partager toutes les possibilités pour atteindre votre bonheur et vous trouverez certainement la personne idéale pour vous dans un annuaire des thérapeutes.
Dans l’épisode 1 du module 3 Le parent parfait n’existe pas !, Lisa Leveque aborde les difficucultés rencontrées en post-partum pour enfin déculpabiliser et se sentir mieux !
https://cress-umr1153.fr/fr/teams/epope/
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00765348/document
Cindy Fernandes : Baby-blues et dépression post-natale : évaluation des connaissances des femmes : quelle information ont-elles reçue ?
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